Réduire les frais de santé qui reviennent à la charge des personnes handicapées. C'est la demande du Conseil national consultatif des personnes handicapées (CNCPH) qui, dans une motion adoptée le 21 mai, demande aux pouvoirs publics d'engager des travaux en ce sens. En effet, deux études récentes (l'une de l'Irdes, l'autre de la Cnam) « viennent partiellement confirmer les constats que les membres du CNCPH font collectivement sur le fait que les personnes en situation de handicap subissent (...) des restes à charge plus important que la population générale et ce, malgré l'effet protecteur d'une déclaration en ALD (affection de longue durée) ».
Parmi les postes de dépenses récurrents, le CNCPH pointe les soins de ville non remboursés, les soins dentaires ou encore le matériel médical. Sans compter les dépassements d'honoraires qui s'imposent sur certains territoires ou les coûts des transports.
Enfin, le CNCPH note « qu'en fonction des territoires, des CPAM ou des MDPH, l'accès aux remboursements n'est pas le même ».
Fort de ces constats, le conseil formule plusieurs demandes aux pouvoirs publics, en particulier de mener des travaux d'évaluation des restes à charge par ALD ou encore de permettre « d'adapter plus finement les paniers de soins remboursables en fonction des besoins spécifiques ».

