Une étude menée en région parisienne s'est intéressée à la situation des femmes sans domicile, souvent logées à l'hôtel, qui accouchent. Marquées par des parcours de vie violents, elles cumulent de multiples vulnérabilités : manque de ressources, problèmes de santé, alimentation insuffisante et déséquilibrée, fragilité psychique…
Dans un pays aussi bien doté sur le plan médical que la France, il semblait acquis que la mortalité infantile ne pouvait que reculer, ou du moins se stabiliser. Or, depuis 2012, l'impensable s'est produit : elle repart à la hausse. Cette évolution s'accompagne d'une autre tendance, tout aussi inquiétante : l'aggravation des inégalités d'accès aux soins.
Souvent en hôtel social
Illustrations de cette dégradation des conditions de naissance : la forte progression des accouchements de femmes sans domicile. Les chercheuses Lison Ramblière et Maria Iasagkasvili ont mené, pour l'Observatoire du Samu social de Paris et le réseau de coordination périnatale Solipam, une enquête sur ces femmes et leur devenir. Ce premier rapport, rendu public le 23 mars, s'inscrit dans le cadre du projet Repères, qui veut produire des données scientifiques solides sur ce sujet.
En 2025, 3 500 nouveau-nés ont été recensés en Île-de-France avec une mère sans domicile. La plupart de ces femmes vivent en hôtel social. Ce chiffre pourrait être incomplet, ne prenant pas en compte l'ensemble des situations.

