Simplification des règles, avenir des Cpom, financement des Ehpad, besoins de recrutement et recours à l'immigration… La première journée des Assises des Ehpad a mêlé urgences du moment et défis à plus long terme. Raphaël Glucksmann y a aussi présenté ses priorités.
Il fallait toute la fougue et l'engagement de Francis Carrier, membre du Conseil national autoproclamé de la vieillesse (Cnav) pour sortir les Assises nationales des Ehpad de l'entre-soi des professionnels, ce 15 septembre.
Revendiquant de parler des « vieilles et des vieux », l'activiste refuse le terme de « parcours de vie » pour les personnes âgées. Se tournant vers Loïc Rumeau, directeur général du groupe SOS seniors, il lui demande : « Pour vous aussi, on choisit votre parcours de vie ? »
Un DGCS très attendu
Dans l'atelier consacré aux différents types d'habitat pour les personnes âgées, il clame sa révolte contre les représentations véhiculées par la société. « Nous vivons avec une haine des vieux permanente. On ne présente que nos problèmes. Et puis de toute façon, ce ne sont pas les experts qui construisent les droits des âgés. Seuls, les vieux peuvent le faire. »
En attendant cette révolution culturelle, sur laquelle Raphaël Glucksmann s'est également exprimé (lire encadré), les débats ont alterné entre des questions d'actualité brûlante et des réflexions sur l'avenir des Ehpad à moyen terme.
Après la lettre de neuf fédérations du secteur demandant une simplification globale, notamment des relations avec les tutelles, les réponses du Directeur général de la cohésion sociale (DGCS), Jean-Benoît Dujol, étaient très attendues. Il a reconnu l'empilement des normes et plaidé pour leur allègement, sans pour autant vouloir supprimer les dispositifs existants.
Revoir mais pas supprimer les Cpom
Quand Sylvain Rabuel, président de DomusVi, explique que « le travail des professionnels n'est pas de remplir des états prévisionnels des recettes et des dépenses (EPRD) qui ne sont pas lus par les tutelles », le DGCS rappelle que « les EPRD ont été renforcés pour le secteur commercial après l'affaire Orpea. » Des simplifications sont néanmoins à l'ordre du jour, aussi bien sur les informations demandées que sur le calendrier.

