Un arrêté publié au Journal officiel fin mai modifie le cahier des charges applicable aux haltes "soins addictions". En outre, il approuve deux nouveaux cadres : l’un pour les haltes avec hébergement, l’autre pour les haltes mobiles.
Les haltes « soins addictions » (HSA) poursuivent leur expérimentation avec un cadre élargi. Suite à la prolongation du dispositif, par la loi de financement de la sécurité sociale (LFSS) pour 2026, jusqu’au 31 décembre 2027, un arrêté du 19 mai 2026 modifie le cahier des charges applicable aux HSA fixes.
En outre, il approuve deux nouveaux cadres pour les haltes avec hébergement et pour les haltes mobiles.
Expérimentées à Paris et Strasbourg depuis 2016 sous l’appellation de « salles de consommation à moindre risque », ces structures avaient été rebaptisées haltes « soins addictions » par la LFSS pour 2022. Le cahier des charges adopté cette même année encadrait leurs missions, leur fonctionnement, leur implantation et leur pilotage, dans le cadre d’une expérimentation alors prévue jusqu’au 31 décembre 2025.
Évaluations positives
Les HSA ont fait l'objet de plusieurs rapports d'évaluation. L’arrêté rappelle celui de l'Inspection générale de l'administration et de l'Inspection générale des affaires sociales (IGA-Igas) qui a confirmé que les HSA répondent à leur mission « en particulier dans les quartiers où la consommation de stupéfiants présente des enjeux significatifs de sécurité et de santé publiques. »

