La proposition d'Emmanuel Macron de nommer François-Noël Buffet en qualité de Défenseur des droits suscite l'indignation de nombreuses associations. Dans un communiqué du 8 juillet, APF France handicap, la Fédération Addiction, La Cimade, Le Gisti et d'autres dénoncent un « recul pour la démocratie et un pied-de-nez à la société civile ».
Le sénateur LR de 62 ans est pressenti pour succéder à Claire Hédon dont le mandat de six ans non renouvelable arrive à son terme. Les associations pointent son parcours « marqué par plusieurs prises de position contraires aux droits fondamentaux ». Elles rappellent son opposition au mariage pour tous en 2013, à la procréation médicalement assistée (PMA), à la constitutionnalisation de l’interruption volontaire de grossesse (IVG) et ses positions en faveur d'un durcissement des politiques migratoires et de l'affaiblissement de l'aide médicale d'état (AME).
Elles jugent ce choix politique « incompatible avec les valeurs de l'institution » et estiment que sa nomination fait courir le risque d'un « dévoiement » de celle-ci. Elles demandent aux parlementaires de s'y opposer. En effet, les commissions compétentes de l'Assemblée nationale et du Sénat doivent rendre un avis sur cette nomination, qui peut être bloquée par un vote négatif à la majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés.
Une pétition signée notamment par ATD Quart Monde, l'Unapei et Unicef France a par ailleurs réuni plus de 110 000 signatures. « Quelle que soit l’issue du vote », les organisations assurent qu'elles resteront vigilantes et continueront de jouer pleinement leur « rôle de contre-pouvoir ».
À lire également :

