À moins d'un mois de son départ, la Défenseure des droits, Claire Hédon, a dressé un bilan de son action. En six ans, le nombre de réclamations a doublé. Avec en tête, l'accès des citoyens à l'administration et les discriminations, liées notamment au handicap. Mais les questions de jeunesse et de grand âge sont également très présentes.
Le fait est suffisamment rare pour être souligné. À la fin de sa conférence de presse de bilan, le 25 juin, Claire Hédon a été abondamment applaudie par une assemblée composée majoritairement de journalistes.
L'ancienne militante associative a incontestablement marqué son passage à la tête du Défenseur des droits, une institution créée en 2011 et précédemment dirigée par deux personnalités politiques, Dominique Baudis puis Jacques Toubon.
Fin de mandat le 21 juillet
Arrivée en pleine crise sanitaire, en 2020, Claire Hédon va quitter ses fonctions le 21 juillet, tout comme ses quatre adjoints (droits des enfants, déontologie et sécurité, discriminations, lanceurs d'alerte).
Le président de la République doit proposer un nom après consultation du Parlement. Début juin, une rumeur évoquant la possible nomination du sénateur Les Républicains François-Noël Buffet, connu pour ses positions conservatrices sur les questions de société, a suscité la réaction de défenseurs des droits de l'homme.

