« Dix-neuf ans après [la loi Dalo], nous constatons que l'État n'assume pas l'obligation de résultat inscrite dans la loi. »
Regroupées dans un collectif, une quinzaine d'organisations dont la Fédération des acteurs de la solidarité, la Fondation pour le logement des défavorisés ou le Secours catholique, entendent remettre au centre des débats le droit au logement opposable (Dalo), à un an de l'anniversaire de cette loi.
Dans un manifeste, le collectif dresse un tableau apocalyptique de la situation actuelle : « Plus de 100 000 ménages reconnus prioritaires au titre de la loi Dalo attendent d'être relogés. 4,2 millions de personnes mal logées. Près de 3 000 enfants sont laissés à la rue. »
« Revenir à un soutien du logement social, revaloriser les aides au logement, encadrer les loyers, réguler le logement touristique… », le texte égrène diverses orientations qui devraient être mises en œuvre pour redresser la barre. Il appelle également à « rejeter les discours de haine, de peur de l'autre et de division qui ne servent qu'à dissimuler le renoncement à s'attaquer à la réalité des causes de la crise du logement. »
D'ici les 20 ans de la loi Dalo, le 5 mars 2027, le collectif lance une campagne qui va donner lieu à des publications et des événements. Avec l'ambition de peser sur le débat politique, cet anniversaire intervenant quelques semaines avant l'élection présidentielle.
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