La Fédération des associations de protection de l’enfance (Cnape) dresse un état des lieux des pratiques, difficultés rencontrées et "innovations prometteuses" pour améliorer la prise en charge des mineurs auteurs de violences sexuelles au sein des centres éducatifs fermés (CEF) et centres éducatifs renforcés (CER) du secteur associatif.
La question des mineurs auteurs d'infractions à caractère sexuel demeure une problématique « largement méconnue et insuffisamment traitée dans les champs éducatifs, social et judiciaire ».
C’est à cette réalité que s'intéresse la Fédération des associations de protection de l'enfant (Cnape), dans une contribution publiée le 26 janvier, qui s'appuie sur une enquête menée auprès de centres éducatifs fermés (CEF) et centres éducatifs renforcés (CER) du secteur associatif habilité.
Elle appelle notamment à « un changement de regard » sur la prise en charge de ces jeunes au sein des CEF, alors que le modèle de ces établissements est remis en cause par le ministre de la Justice.
11 500 mineurs
La question des mineurs auteurs d'infractions sexuelles (viol, agression sexuelle, inceste, proxénétisme…) « demeure aujourd’hui largement sous-appréhendée, tant dans le débat public que dans les politiques éducatives et sociales ». Comme le souligne la Cnape, cette question vient « ébranler la représentation idéalisée de l’enfance », associée à l’innocence et à la vulnérabilité.

