Il y a quelques jours, dans un entretien au Figaro, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé un effort budgétaire d’environ 54 milliards d’euros dans le budget 2027, dont 2,5 milliards pour le ministère du Travail.
« Toute mesure d'économie susceptible d'avoir un impact significatif sur les financements, les emplois, les capacités d'intervention ou l'accès aux services essentiels devrait faire l'objet d'une évaluation préalable de ses conséquences économiques, sociales et territoriales », alerte David Cluzeau, président de l'Union des employeurs de l’économie sociale et solidaire (Udes).
Dans un communiqué du 22 septembre, l'Udes a ainsi formulé plusieurs propositions en vue de l'examen parlementaire des projets de loi de finances (PLF) et de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2027. Elle demande notamment une compensation « intégrale, pérenne et synchronisée » des revalorisations salariales décidées ou agréées par les pouvoirs publics.
Elle réclame aussi le rétablissement de l’exonération de la taxe d’apprentissage pour les associations, fondations, mutuelles et autres organismes à but non lucratif de l’économie sociale et solidaire (ESS), et appelle aussi à « préserver intégralement » les crédits de l’État consacrés à l’insertion par l’activité économique (IAE), réduits de 1,8 % dans la loi de finances pour 2026, soit 25 millions d’euros de moins qu’en 2025.
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