« Pendant que les carburants augmentent, nos salaires, eux, restent bloqués », s'alarme la Fnas-FO au lendemain du refus d'agrément de l'avenant salarial dans la branche de l'aide à domicile (BAD).
Côté employeurs, l'indignation est au moins aussi élevée. L'USB domicile (Adédom, ADMR, Fnaafp/CSF, UNA) dénonce en effet « une décision incompréhensible aux conséquences graves pour les services à domicile non lucratifs ». Les organisations patronales estiment qu'à travers ce refus d'agrément, « les pouvoirs publics assument d’aggraver la situation déjà critique des services d’aide à domicile, aujourd’hui exsangues, qui se voient privés des moyens humains nécessaires pour remplir leurs missions ».
En outre, « ils adressent un message négatif aux personnes âgées vulnérables de notre pays, car à chaque fois que l’on maltraite les professionnels, on maltraite les personnes aidées », déplore aussi l'AD-PA.
Plus largement, cette décision illustre « une impasse préoccupante dans la gouvernance du secteur », pointe l'USB domicile, qui prévient : « Le renvoi de responsabilités entre l’État et les Départements ne saurait justifier l’absence de réponse à un enjeu social majeur ».
L'USB annonce déjà qu'un nouvel avenant de revalorisation des rémunérations sera proposé aux organisations syndicales de salariés, dès la prochaine réunion paritaire le 24 mars 2026.
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