Une étude présente un tableau complet des conditions d’exercice de la profession d’assistant familial. Elle met en avant la "forte singularité" de ce métier qui "ne peut se réduire au principe de distanciation attaché au travail social". Et souligne son manque d’attractivité malgré la hausse des enfants placés à l'aide sociale à l'enfance.
Peu documenté jusqu’à présent, le métier d’assistant familial fait l’objet d’une étude fouillée de la Direction de la recherche, des études et des statistiques (Drees). Et si les données les plus qualitatives de ce dossier ne sont pas récentes puisqu’elles datent de 2016, elles permettent toutefois d’aborder de nombreux aspects de cette profession qui joue un rôle central dans le système de prise en charge des enfants de l’aide sociale à l’enfance (ASE). En effet, fin 2024, « 35 % des enfants confiés » étaient accueillis par une assistante familiale.
Ces données – issues d'entretiens avec des professionnelles – sont d’autant plus précieuses que, face à l’augmentation du nombre d’enfants à protéger, le gouvernement mise sur les solutions dites « familialisés » incarnées notamment par les assistants familiaux.
Entrée dans la profession
L’étude examine le profil de ces professionnelles (en majorité des femmes) et détaille les parcours et modalités d’entrée dans le métier. Elle montre notamment que « l'accession au métier s’est rarement faite par hasard : il s’agit d’une profession à laquelle on accède le plus souvent par proximités, et que l’on découvre in vivo ».
Cette proximité peut être « amicale, familiale ». Elle peut également être professionnelle puisqu' « une part élevée des personnes rencontrées étaient auparavant assistantes maternelles et ont connu le métier par la proximité historique entre les deux professions ».

