Dans un souci d'économies budgétaires, un projet de décret prévoit de réformer les modalités de calcul de la participation financière des bénéficiaires de l'APA à domicile. Critiqué par les fédérations de l'aide à domicile, il a aussi reçu un avis défavorable du Conseil de l'âge du HCFEA.
Alors que la branche autonomie s'annonce déficitaire pour 2026, le gouvernement prépare un décret permettant de générer 250 millions d'économies sur les dépenses d'APA à domicile, à parité entre les départements et la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA).
Cette mesure s'inscrit dans le cadre du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2027 qui mentionne un « recentrage du barème de [l'APA] sur les bénéficiaires les plus modestes et les restes à charge les plus lourds ». Le texte prévoit de modifier le calcul de la participation financière des bénéficiaires de l'allocation personnalisée d'autonomie (APA) à domicile.
La réforme, qui entraînera une majoration du reste à charge pour 70 à 80 % des allocataires, a reçu un avis défavorable du Conseil de l'âge du Haut Conseil de la famille, de l'enfance et de l'âge (HCFEA). Lequel estime en outre que la mesure « n'apporte qu'une contribution très modeste au rétablissement des comptes de la CNSA ».
Ce projet de décret est également critiqué par le secteur de l'aide à domicile. Après la Fédésap, plusieurs fédérations (ADMR, Adédom, Fnaafp/CSF, UNA), ainsi que le Synerpa domicile, demandent le retrait de ce texte qui « pénalise les personnes accompagnées ».

