Après huit mois de travaux, la Conférence sur le travail, l'emploi et les retraites (CTER) a remis son rapport au Premier ministre le 16 septembre. Sans trancher les désaccords, le document fait ressortir des convergences et esquisse des "voies de passage", notamment sur l'usure professionnelle et les retraites anticipées.
« Il ne masque aucun désaccord. Mais il montre aussi que des convergences existent. Nous devons maintenant les faire avancer. » Sébastien Lecornu a ainsi résumé le rapport final de la Conférence sur le travail, l'emploi et les retraites (CTER) remis le 16 septembre par ses trois garants : Jean-Denis Combrexelle, Anne-Marie Couderc et Pierre Ferracci.
Lancée fin 2025 par le gouvernement, la CTER a réuni des organisations syndicales et patronales représentatives des secteurs privé et public. Celle-ci « n'était ni une négociation, ni la suite du "Conclave" » sur les retraites organisé en 2025 sous François Bayrou, ni « une concertation sur un projet présenté par les pouvoirs publics », prennent soin de préciser les auteurs du rapport.
L'objectif était de dégager les convergences entre partenaires sociaux et les « obstacles à surmonter ». Les garants proposent ainsi un « cadre de réflexion et de méthode sur des voies de passage qui nous paraissent possibles pour les surmonter », et dont ils assument seuls la responsabilité.
Un rôle accru pour les partenaires sociaux
Le rapport ouvre notamment la réflexion sur la gouvernance du système de retraite.

