Au lendemain d’une audience au ministère, l’intersyndicale du secteur social et médico-social poursuit son appel à mobilisation. Objectif : à un an de l’élection présidentielle, rendre visible le sous-financement du secteur et ses conséquences sur l’accompagnement des citoyens.
L’audience au ministère n’aura rien donné. Après le lancement de sa mobilisation le 26 mai, l’intersyndicale du secteur social et médico-social (CFDT, CFE-CGC, FO, SUD) avait obtenu, dès le lendemain, une rencontre avec Jordan Challier, conseiller spécial de Stéphanie Rist, ministre de la Santé, des Familles, de l'Autonomie et des Personnes handicapées.
« Il nous a opposé une fin de non-recevoir au motif qu’il n’y avait pas d’argent et a renvoyé nos revendications à de futurs arbitrages interministériels », a déploré David Legrand, secrétaire général adjoint de la Fnas-FO, lors d'une conférence de presse le 28 mai.
Dégradation des conditions de travail
Les organisations syndicales ne baissent pas les bras pour autant et appellent toujours les salariés à se rassembler pour dénoncer la dégradation de leurs conditions de travail et le manque de budget pour le secteur. « La date du 26 mai est un point de départ, notre souhait est que la mobilisation monte crescendo », poursuite David Legrand.

