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Article04 septembre 2026
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Une Conférence nationale du handicap de fin de quinquennat, sans grandes annonces

Les 65 mesures annoncées par le président de la République lors de la Conférence nationale du handicap s’inscrivent dans la continuité des chantiers engagés, suscitant la déception des associations. Le secteur médico-social y est présenté comme "un levier de transformation de la société" dans le cadre de la poursuite "du mouvement vers la désinstitutionnalisation".

Le 4 septembre, pour la première fois, la Conférence nationale du handicap (CNH) ne s’est pas tenue à Paris mais sur le site ultramoderne dédié au parasport, le Pôle de référence inclusif sportif métropolitain (Prisme), à Bobigny en Seine-Saint-Denis (93).

Près de 20 ans après la première conférence de 2008, l’heure était davantage au bilan qu’aux grandes annonces alors qu’une élection présidentielle, à l’issue particulièrement incertaine, se prépare. Difficile en effet dans ce cadre d’engager le gouvernement pour les trois années à venir et de fixer un cap qui pourrait être remis en cause par un nouvel exécutif.

65 mesures

Dans ce contexte, dressant le bilan de ses deux quinquennats, le président de la République a formulé un vœu, celui que « le mouvement enclenché soit inarrêtable ».

Ainsi, les 65 mesures annoncées s’inscrivent dans la continuité des travaux engagés depuis la dernière conférence de 2023, sans réelle nouveauté ni budget associé. Plusieurs demandes particulièrement attendues comme, par exemple, l’expérimentation de l’assistance sexuelle ou la création d’un observatoire des besoins des personnes n’ont pas été évoquées (voir les réactions des associations en encadré).

« Nouvelle ambition »

Pourtant, en ouverture de la conférence, les ministres – Stéphanie Rist et Camille Galliard-Minier – ont voulu mettre en avant une « nouvelle ambition », celle de « passer d’une société inclusive à une société pleinement accessible ».

La formule a suscité la réserve du président du Collectif handicaps, Arnaud de Broca : « Le slogan pourrait laisser penser qu’on est dans une société inclusive, or, ce n’est absolument pas le cas », a-t-il déclaré dans son intervention à la tribune. Il a également rappelé que cette accessibilité – « dont on parle depuis la loi de 1975 » – devait être « universelle » et concerner tous les types de handicaps.