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Article26 juin 2020
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Un rapport parlementaire pour faire du bien aux "métiers du lien"

Deux députés se sont penchés sur quatre métiers sociaux peu considérés, dont les accompagnants d'élèves en situation de handicap et les aides à domicile. Dans leur rapport, ils préconisent une revalorisation des salaires et des conditions de travail.

Sur le papier, ce rapport d'information de l'Assemblée nationale présente deux curiosités. D'abord, il est présenté par deux hommes, dans un domaine – les politiques sociales – où il est de coutume de retrouver majoritairement des élues. Ce texte a d'ailleurs été rédigé pour la commission des affaires économiques et pas celle des affaires sociales.

Une autre particularité tient à l'identité des rapporteurs : d'un côté, Bruno Bonnell (Rhône), chef d'entreprise élu sous l'étiquette de La République en marche et considéré comme libéral ; de l'autre, François Ruffin (Somme), médiatique ex-journaliste, membre de La France insoumise.

Aptitudes « naturelles » 

Preuve d'une cohabitation pas évidente, l'un et l'autre proposent sa propre introduction. Le représentant de la majorité y rappelle que les « métiers du lien social », très majoritairement exercés par des femmes – en l'occurrence, les accompagnantes d'élèves en situation de handicap (AESH), les aides à domicile, les assistantes maternelles et les animatrices périscolaires –, n'ont pendant longtemps pas été considérés comme de véritables professions mais comme le simple prolongement d'aptitudes féminines « naturelles ».

Ce qui impliquerait, entre autres, qu'aucune formation n'y soit indispensable. Ces quatre métiers pourraient cependant être exercés par deux millions de personnes en France en 2040. Mais, pour y parvenir, encore faudrait-il les reconnaître pleinement et mieux les considérer, estime l'élu marcheur.

« Politiser le soin »