Les écoutants sociaux du Samusocial de Paris poursuivent leur mouvement de grève qui a commencé il y a un mois maintenant. S'ils ont obtenu des avancées sur l’organisation du travail, les négociations restent toutefois bloquées sur les salaires. Dans le même temps, plusieurs dizaines de familles sans hébergement occupent le parvis du siège du Samusocial dans l'attente d'une solution.
Déclenchée le 23 juin, la grève des écoutants sociaux du 115 parisien se poursuit. Si quelques avancées ont été obtenues sur l’organisation du travail, aucun accord n’a encore été trouvé sur les rémunérations. Une nouvelle rencontre est prévue lundi 27 juillet entre le président du conseil d’administration du Samusocial de Paris et une délégation de grévistes.
Le mouvement intervient alors que l’hébergement d’urgence est saturé. Depuis le 15 juillet, près de 200 personnes sans solution, accompagnées notamment par Utopia 56, occupent le parvis du siège du Samusocial où s’entassent abris de fortune, matelas et sacs de vêtements.
Une situation qui donne à voir la crise dénoncée par les salariés. « Ce qui nous use, c'est l'organisation du travail, le manque de moyens et le fait que notre expertise ne soit pas reconnue », explique Jordan Bernard, secrétaire général de la CGT du Samusocial de Paris.
Quelques avancées
Après un mois de négociations, la direction s'est engagée à associer davantage les écoutants sociaux aux réorganisations du service. « J usqu'à présent, les changements pouvaient être décidés quasiment du jour au lendemain sans que les équipes soient consultées », déplore Jordan Bernard.
Autres engagements obtenus : la mise à jour du document unique d'évaluation des risques professionnels (Duerp) et la désignation d'un inspecteur santé et sécurité. « On n'aurait jamais dû faire un mois de grève pour obtenir ça », estime le syndicaliste.

