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Reportage12 mai 2026
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Un Ehpad en grève depuis deux mois : "Nous ne lâcherons pas"

Dans la Vienne, les salariés de l'Ehpad des Feuillants sont en grève depuis 55 jours pour réclamer des hausses de salaire et de meilleures conditions de travail. Le groupe Vivalto Vie, leur employeur, n'a toujours pas ouvert de discussions. Des personnalités, comme le député François Ruffin, demandent à l'État de jouer un rôle de médiation.

L'affaire pourrait prêter à sourire. Jeudi 7 mai, une vingtaine de personnes, grévistes ou responsables syndicaux, se sont déplacées à Paris depuis Poitiers pour rencontrer la direction du groupe Vivalto Vie (lire encadré) avec laquelle ils sont en conflit. Mais une fois arrivés avenue Victor Hugo, dans le très chic 16e arrondissement, ils découvrent que le siège national est vide. Tous les salariés du groupe sont en télétravail, dans le Sud, leur dit-on.

Une direction aux abonnés absents

Ce jeu du chat et de la souris dure depuis bientôt deux mois entre une direction aux abonnés absents (elle n'a pas répondu pas à nos demandes d'entretien) et des grévistes activement soutenus par la CGT.

À l’origine de la mobilisation à l'Ehpad des Feuillants – suivie, selon le syndicat, par environ 40 % du personnel – se trouve d'abord une question salariale. « Au début, expliquent Léa Guillon, déléguée syndicale, et Raluya Noumani, déléguée du personnel, nous avons réagi quand la direction nous a annoncé une "super augmentation". En réalité, elle avait intégré la prime Ségur dans notre taux horaire. »

Une première grève d'avertissement a eu lieu en février, avant le lancement le 24 mars d'un mouvement qui dure toujours.

18 kilomètres de marche par jour