Travailleurs sociaux, cadres, personnes accompagnées, élus… La première promotion du Cycle des hautes études Travail social et société (CHETSS), lancé dans le cadre de l’Institut national du travail social (INTS), réunit 28 auditeurs aux profils variés. Pendant près d'un an, ils vont croiser leurs expériences et réfléchir aux transformations du travail social, avec l’ambition de devenir, à terme, des "ambassadeurs " du secteur.
Une éducatrice de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), une médiatrice santé-pair, deux pairs aidants, une assistante sociale, une conseillère en économie sociale et familiale (CESF), des directeurs d'associations, un responsable de la Cnaf ou encore des représentants d'organismes de formations… Autant de professionnels qui composent la première promotion du Cycle des hautes études Travail social et société (CHETSS), portée par l’École des hautes études en santé publique (EHESP) de Rennes et l’Institut national du travail social (INTS-DGCS).
« L’idée était d’avoir la plus grande diversité de profils possible : des travailleurs sociaux de terrain, des personnes concernées, des cadres, mais aussi des personnes qui connaissent peu le travail social, venues de différentes régions et du public comme du privé », explique Anaïs Bréaud, préfiguatrice de l'INTS.
Pendant 15 jours de formation répartis sur un an (voir encadré), les auditeurs confronteront leurs regards sur le travail social, ses transformations et sa place dans la société.
« Il faut que les mondes se rencontrent »
Béatrice Neveu, adjointe au directeur de l'action sociale et du centre communal d'action sociale (CCAS) de Brest, est l'une des 28 auditrices de la première promotion du CHETSS. Après plusieurs années auprès de publics en grande précarité, elle constate que les problématiques sociales ne concernent plus uniquement les professionnels identifiés comme travailleurs sociaux.

