À l'initiative de la FSU territoriale, une centaine de travailleurs sociaux se sont réunis le 9 juin à Paris pour réfléchir aux moyens de préserver l'éthique professionnelle dans un contexte de dégradation des conditions de travail. Les échanges ont mis en lumière les tensions croissantes entre contraintes organisationnelles et qualité de l'accompagnement.
Mardi 9 juin, à la Bourse du travail de Paris, une centaine de travailleurs sociaux ont participé à un colloque organisé par la FSU territoriale autour de la thématique : « Travail social : l'éthique dans la tempête, comment garder le cap et résister ».
Pour lancer les échanges, les assistantes sociales et comédiennes des Toquées de l'éthique ont choisi l'humour, avec un sketch de résistance qui a d'emblée donné le ton.
Conflits de valeurs
Pour illustrer concrètement les difficultés rencontrées sur le terrain, deux équipes syndicales ont présenté leurs mobilisations respectives dans des contextes très différents.
Un point commun ressort toutefois de ces témoignages : pour les professionnels, défendre leurs conditions de travail est aussi une manière de continuer à accueillir et accompagner dignement les publics.
Dans le Val-de-Marne, Priscille Morfin, assistante territoriale socio-éducative (FSU territoriale 94) est revenue sur onze années de mobilisation centrée sur les difficultés rencontrées par les agents des services de protection maternelle et infantile (PMI), d’action sociale et de protection de l’enfance du conseil départemental (8 000 agents au total).

