Épinglé par la Défenseure des droits sur les conditions dégradées de prise en charge des enfants de moins de trois ans dans une pouponnière à caractère social à Chamalières, le département du Puy-de-Dôme "prend acte" de cette décision. Mais il assure avoir engagé des réformes depuis.
La Défenseure des droits qualifie de « violences institutionnelles » les conditions d'accueil à la pouponnière de Chamalières, près de Clermont-Ferrand. Dans une décision rendue le 9 mars, Claire Hédon estime que la prise en charge des enfants de moins de trois ans dans cette structure a porté atteinte à leur intérêt supérieur et à leur droit d'être protégé contre « toute forme de violence », notamment en raison du sureffectif.
Dans un communiqué du 11 mars, le conseil départemental du Puy-de-Dôme affirme que les constats dressés par la Défenseure des droits reposent « essentiellement sur des constats datant de plusieurs années » et ne prennent pas en compte les décisions engagées depuis par le département.
Il affirme que la structure « n’est plus en situation de sureffectif depuis septembre 2024 » et que des solutions ont été prises pour améliorer les conditions d'accueil des bébés confiés à l'aide sociale à l'enfance (ASE).
Une alerte des médecins en 2023
La Défenseure des droits avait été saisie en mars 2023 par la pédiatre et la pédopsychiatre de l’établissement qui alertaient sur la « suroccupation » de la pouponnière et ses effets « très néfastes pour les enfants ».

