Pour améliorer la réussite scolaire des enfants de l'aide sociale à l'enfance (ASE), l'équipe éducative doit participer, avec les professionnels de la protection de l'enfance, au volet "scolarité" du projet pour l'enfant, estime le ministre de l'Éducation nationale. Les jeunes doivent bénéficier de deux rendez-vous d'orientation pour éviter les choix "par défaut".
Davantage de difficultés scolaires, quatre fois plus de risques de redoubler et d'être déscolarisés à 16 ans… La scolarité des enfants et adolescents confiés à l'aide sociale à l'enfance (ASE) est souvent chaotique. Conséquence : 35 % des jeunes sortant de l'ASE n'ont aucun diplôme ou seulement le brevet.
Afin de changer la donne, le ministre de l'Éducation nationale Édouard Geffray adresse à ses services, par circulaire du 11 février 2026, des consignes pour « favoriser la réussite et l'ambition scolaires des enfants protégés ».
Des instructions qui découlent notamment des mesures annoncées dans le cadre du comité interministériel à l'enfance du 20 novembre 2023.
Volet « scolarité » du PPE
Premier point : l'Éducation nationale doit être « systématiquement associée » à la rédaction du volet sur la scolarité du projet pour l'enfant (PPE), « afin d'apporter son expertise ».

