« Le 16 juin : déconfinons nos colères ! Masqué(e)s mais pas muselé(e)s » (Sud santé sociaux) ; « Assignés à résistance : tous en grève le 16 juin » (Force ouvrière)... Ces derniers jours, les appels à la grève se sont multipliés (outre ces deux syndicats, la CGT, la CFDT, l'Unsa et la CGC appellent à la grève) pour ce premier grand rendez-vous social de l'après-confinement. Les soignants qui sont apparus comme des héros ne veulent pas se contenter d'une prime (qui ne concerne encore pas tout le monde) et de belles déclarations ; ils exigent des changements profonds.
Dans un courrier adressé à Olivier Véran, la CGT détaille les revendications pour la santé et le médico-social : reconnaissance de la pénibilité des métiers, revalorisation salariale, égalité d'accès sur le territoire de tous les services, arrêt des fermetures d'établissements... Bien entendu, cette mobilisation doit peser sur les discussions actuelles qui se déroulent dans le cadre du Ségur de la santé. La détermination des salariés semble très forte. « Ni excuses, ni remerciements, ni médailles, ni état d’urgence, ni aucune répression ne feront taire nos revendications ! », prévient FO.
Moins virulente, la CFDT santé sociaux appelle cependant à la mobilisation, laissant à ses fédérations départementales le choix des moyens d'action. La centrale syndicale déplore que « les professionnels des secteurs handicap et social retombent dans leur anonymat habituel » . Elle poursuit : « Il faut croire que sous prétexte de « vocation », ce secteur féminisé ne mérite ni médaille, ni fleur, ni merci, ni au revoir. » La CFDT insiste en particulier sur la revalorisation des métiers du domicile.
A noter que dans le médico-social, la fédération associative de l'aide à domicile UNA soutient officiellement les salariés de l'aide à domicile.
Manifestations en régions et à Paris (13 heures devant le ministère de la santé).

