Le gouvernement a présenté les priorités en matière de santé mentale. Parmi les mesures annoncées figure la mise en place d'un dispositif "coupe-file" pour les jeunes présentant des signes de souffrance psychique. Des annonces jugées insuffisantes par les associations, qui dénoncent également l'absence de moyens supplémentaires.
Érigée en grande cause nationale pour les années 2025 et 2026, la santé mentale a fait l’objet d’un bilan d'étape et d'une présentation des priorités pour 2026 lors d'un évènement interministériel organisé le 2 juin au ministère de la Santé.
À cette occasion, Stéphanie Rist a détaillé quatre axes qui doivent être « renforcés et investis » : repérer plus tôt et plus vite, orienter plus rapidement et plus clairement, poursuivre le virage préventif et renforcer à la fois l’offre spécialisée et la transformation des pratiques.
Mais les annonces du gouvernement sont loin de convaincre les associations, qui regrettent notamment, dans deux communiqués diffusés le 3 juin à l'issue de la réunion interministérielle, « l'absence de concertation réelle » et « l’absence de mesures financières et organisationnelles à la hauteur des besoins structurels du secteur ».
« Insatisfaction profonde »
Le collectif « Santé mentale grande cause nationale » a exprimé une « insatisfaction profonde » et « une forte préoccupation ». En cause : « un écart [...] considérable entre l’ampleur des besoins et la réponse publique qui se dessine ». Il estime que « l'État n'a pas encore pris la pleine mesure de ce que suppose une véritable politique publique de santé mentale. »

