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Reportage22 septembre 2021
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Le "monde d'après" fait sa rentrée à l'Ecole du travail social d'Olivet

De futurs éducateurs spécialisés et assistants sociaux viennent d'entrer à l'ERTS du Centre-Val-de-Loire. Au programme, des cours sur ordinateurs, des consignes sanitaires, un éveil à la désinstitutionnalisation… Mais les vocations pour le social semblent immuables.

À travers l'amphithéâtre, on reconnaît bien quelques blocs-notes en papier, des trousses avec marqueurs fluorescents, et même une horloge jaunie surplombant un tableau en ardoise familier. Mais, à vrai dire, personne n'y écrit mot, ce 21 septembre, à l'École régionale du travail social (ERTS) d'Olivet (Loiret).

Pour accueillir les quelque 120 élèves de première année, les orateurs s'appuient avant tout sur un rétroprojecteur, afin de partager, haut sur le mur, leur écran d'ordinateur. Face à eux, sur les travées, s'alignent d'innombrables portables ouverts pour lesquels la plupart des étudiants, ce matin, délaissent leurs stylos.

Des métiers « en évolution » 

Au moins cette séance de rentrée est-elle introduite, fort traditionnellement, par un mot de la direction, en la personne d'Anne Hostalier – qui affirme d'emblée ses « valeurs très fortes, humanistes, de tolérance, de laïcité et de qualité de la transmission ». Mais elle avertit aussitôt les futurs éducateurs spécialisés, assistants de service social, et éducateurs techniques spécialisés réunis dans l'amphi : leurs « métiers sont en évolution ».

Politiques inclusives

Avec « les politiques inclusives », explique la directrice, « les personnes vulnérables ne sont plus forcément accueillies en établissement, et doivent davantage participer à la vie de la cité ». Et, du fait de cette « désinstitutionnalisation », le travail social devient « beaucoup plus en mouvement et tourné vers son environnement ».