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Portrait12 mars 2021
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Marianne Auffret, "faire sa part"... passionnément

La nouvelle directrice de l'Union nationale pour l'habitat des jeunes (Unhaj) a une longue expérience d'élue locale à Paris où elle s'est intéressée aux questions de santé publique. Elle raconte ses engagements politiques et associatifs comme une source de bonheur.

Marianne Auffret est imprévisible, décidée à vivre sa vie en femme libre, indifférente aux conventions et au qu'en-dira-t-on. Adolescente, elle voulait faire de la politique ou « des choses artistiques », pour « aller vers un tout ». Elle a surtout fait de la politique. En discutant avec elle pendant 90 minutes, on a le sentiment qu'en 20 ans d'engagement, elle n'a renoncé à rien. « M'engager n'a jamais été un effort, dit-elle. Pourquoi je le fais ? Sans doute pour lutter contre ma propre culpabilité. »

Un air de Clémentine Autain

Quand Marianne Auffret arrive à Paris, en provenance de Rennes en 1999, avec le Capes d'anglais en poche, elle a un modèle en tête : Clémentine Autain, jeune militante féministe (1). « Tu ressembles à Clémentine Autain », lui dit-on d'ailleurs souvent, sans doute à cause de son allure frêle et de ses cheveux courts.

Elue dans le XIVe arrondissement

Militante au sein de Femmes solidaires, une organisation initialement proche des communistes, c'est pourtant chez les Verts qu'elle s'engage alors politiquement. Elle a 23-24 ans et se retrouve propulsée sur la liste d'union de la gauche et des écologistes qui remporte, en 2001, la mairie du XIVe arrondissement (en même temps que Bertrand Delanoë est élu maire de Paris).

Trois fois adjointe au maire