Un avis du Conseil économique, social et environnemental (Cese) pointe du doigt l'insuffisance des politiques de réinsertion des personnes détenues. Il formule de nombreuses recommandations pour mettre fin à la « chaîne des exclusions ».
« La prison désocialise, déresponsabilise, crée de multiples ruptures ou exacerbe celles qui existaient déjà », constate le Conseil économique, social et environnemental (Cese) dans un avis consacré à la réinsertion des personnes détenues, adopté le 26 novembre.
Le constat n'est pas nouveau. En 2006, déjà, le Cese critiquait un système carcéral peu favorable à la réinsertion. Une position à laquelle a pleinement souscrit le Contrôleur général des lieux de préventions de liberté (CGLPL) dès sa création en 2007.
« Culture sécuritaire » et surpopulation
On tend en effet à oublier que l'insertion et la réinsertion font partie intégrante des missions confiées par la loi au service public pénitentiaire.
En cause, notamment, selon le Cese, une « culture sécuritaire » qui induit une surpopulation carcérale. La France compte aujourd'hui près de 71 000 personnes détenues pour 61 000 places. Le taux d'occupation dépasse même 200 % dans certains établissements.

