L'accord d’intégration des salariés des centres d'hébergement et de réinsertion sociale (CHRS) dans la convention collective nationale du 15 mars 1966 (CCN 66) a été signé par Nexem, la CFDT et FO. S'il est agréé par l'État, il devrait permettre aux travailleurs sociaux des CHRS de bénéficier de plus de congés mais pourrait fragiliser les finances des associations.
Voilà un dossier qui a fini par aboutir : un accord rattachant le champ d’application de la convention collective des centres d'hébergement et de réadaptation sociale (dits « accords CHRS ») à celui de la convention collective nationale de travail des établissements et services pour personnes inadaptées et handicapées du 15 mars 1966 (CCN 66) a été signé, le 22 mai, entre Nexem (Axess), la CFDT santé sociaux et la Fnas-FO.
La fédération Sud santé sociaux a annoncé qu’elle ne ferait pas opposition à ce texte.
Une signature « défensive »
Pour les syndicats de salariés, cette signature se veut « défensive » afin de « contrer (...) certains employeurs de CHRS qui [chercheraient] à maintenir une masse salariale égale malgré le passage dans la CCNT 66, aux dépens des salariés », souligne FO. « On a abandonné l'idée de progrès », reconnaît de son côté François Gieux, secrétaire fédéral à la CFDT santé sociaux.

