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Article18 octobre 2021
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Quand l'âgisme aboutit à nier la sexualité des personnes âgées

Lors d'une journée sur l'âgisme en Ehpad, la question de la sexualité difficile, voire impossible, des personnes âgées a été abordée. Une enquête auprès des personnels a montré des réticences encore fortes vis-à-vis de l'expression des désirs sexuels de certains résidents en établissement.

Voilà un professeur qui ne mâche pas ses mots ! En introduction des travaux de l'association Agree (voir encadré ci-dessous), le 28 septembre à Nantes, Gilles Berrut, chef de pôle hospitalo-universitaire de gérontologie, s'exclame : « L'âgisme se présente comme une fatalité. C'est le fruit d'une culture qui a su s'interroger sur les discriminations et le racisme, mais pas sur l’âgisme. Les personnes âgées ont vocation à mourir. Qu'elles fassent leur œuvre ! », s'exclame ce cofondateur du Gérontopôle des Pays de la Loire qui vient de sortir un livre sur le vieillissement (1).

Un outil pour la réflexion gérontologique dans l'Ouest

Fondée voici dix ans, l'Association gérontologique de recherche et d'enseignement en Ehpad (Agree) regroupait au départ essentiellement des médecins coordonnateurs, mais s'est rapidement élargie aux médecins, infirmiers, psychologues, directeurs. « Elle a entre autres pour objectifs le développement de programmes de recherche dans le champ de la gérontologie, l’information et la formation des professionnels des Ehpad ainsi que la sensibilisation du grand public sur les pathologies et traitements des résidents des Ehpad », explique sa présidente, Florence Delamarre-Damier. Agree organise chaque année à Nantes une journée « management et coordination en Ehpad ».

Que dire aux familles ?