À l'occasion d'un colloque sur la protection juridique des majeurs, professionnels et experts ont dressé un état des lieux d’un secteur sous tension. Entre déjudiciarisation, manque d’attractivité du métier et complexification des dispositifs, certains appellent à une réforme globale pour redonner lisibilité et cohérence à la protection des plus vulnérables.
La deuxième édition de la semaine nationale de la protection juridique des majeurs s'est achevée le 17 mars par un colloque, organisé à Paris par la Fnat, l'Unaf et l'Unapei, et réunissant des professionnels.
Pendant plusieurs jours, plus de 200 événements ont été organisés partout en France pour « rendre visible, sensibiliser et valoriser » un champ qui concerne près d’un million de personnes. La moitié des mesures sont exercées par des familles, l'autre moitié par des professionnels.
Selon les projections, la population concernée pourrait augmenter de 64 % d'ici 2070, en lien avec le vieillissement de la population. « On va être confrontés à d'autres types de pathologies (handicap psychique, troubles neurodégénératifs…), comment va-t-on appréhender ça ? », interroge Guillemette Leneveu, directrice générale de l'Union nationale des associations familiales (Unaf).
Des professionnels « qui s'épuisent »
Ce « mur démographique » se combine au contexte de tension pour les mandataires judiciaires à la protection des majeurs (MJPM), des professionnels « motivés mais qui s'épuisent », portant « une part de souffrance » et un besoin de reconnaissance « énorme », ajoute la directrice de l'Unaf.

