Pendant dix jours au mois d'octobre, le bus du Cesap doit se rendre dans une quinzaine d’établissements de l’association pour faire découvrir la communication alternative et améliorée (CAA). Objectif : aller à la rencontre des professionnels, des personnes accompagnées et de leur famille pour leur faire tester de nouveaux outils CAA souvent “faits maison”.
Devant l’entrée de la plateforme flambant neuve Charles-Antoine Kouakou, à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), est garé un petit camion aux couleurs du Comité d'études, d'éducation et de soins auprès des personnes polyhandicapées (Cesap). Sur sa carrosserie, on peut lire en gros caractères « CAA », pour communication alternative et améliorée, et y déchiffrer des pictogrammes. Le ton, ou plutôt l’objet de ce véhicule, est donné.
En cette journée d’octobre, mois international consacré à cette démarche qui donne la parole aux personnes non verbalisantes, le bus CAA du Cesap fait étape dans la structure qui accompagne des enfants, adolescents et jeunes adultes en situation de polyhandicap.
Cette tournée du bus CAA est une première édition. Démarré le 1er octobre, elle compte une quinzaine d’étapes dans autant d’établissements, répartis dans dix départements, dont huit en Île-de-France, ainsi que dans l'Oise et l'Indre-et-Loire.
L’objectif ? « Aller à la rencontre des professionnels, des familles et des personnes accompagnées pour leur montrer les outils créés dans d’autres structures et comment ils fonctionnent », explique Sabine Dos Santos, chargée de mission CAA pour l’association.
