Pour ses 37e journées nationales, l'Andass qui réunit des directeurs de l'action sociale départementale s'est interrogée sur les moyens de transformer des politiques publiques qui s'essoufflent. Le modèle de la robustesse pourrait permettre de repenser des politiques sociales qui résistent au dérèglement climatique.
« Le fait d'avoir des revenus élevés ne dit rien des difficultés qu'on peut rencontrer. » À la tribune du conseil départemental de Loire-Atlantique, le 29 septembre, son président, Michel Ménard, qui accueillait les 200 congressistes de l'Association nationale des directeurs d'action sociale et de santé (Andass), a dressé un tableau sombre de la situation vécue par sa collectivité, qui fait partie des dix départements les plus en difficulté.
Effet ciseau
« C'est très simple, a-t-il complété, notre département continue à croître [de 15 500 habitants par an, entre 2017 et 2023]. Nous avons donc plus de signalements en protection de l'enfance, plus de personnes qui font valoir leur droit à une reconnaissance du handicap, sans oublier les nouveaux enjeux à affronter comme la canicule. » Dans le même temps, les ressources liées notamment aux droits de mutation se sont tassées.

