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Interview23 septembre 2022
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Perrine Goulet : "La loi de protection des enfants ne va pas assez loin"

La députée Modem Perrine Goulet souhaite imposer un effectif minimal pour l’encadrement des enfants en établissement. Elle appelle aussi à mieux partager les informations entre professionnels. La "délégation aux droits des enfants", qui vient d'être créée à l'Assemblée nationale, la suivra-t-elle ?

Vous vous êtes félicitée, par voie de communiqué, du lancement d’une délégation aux droits des enfants à l'Assemblée nationale, le 13 septembre…

Perrine GouletC’est une très bonne nouvelle ! Je savais que l’élection de Yaël Braun-Pivet à la présidence de l’Assemblée créait une opportunité : elle avait en effet cosigné notre proposition de loi, l’an dernier, visant à la création de cette délégation – alors que Richard Ferrand (son prédécesseur au perchoir, NDLR) y était opposé.

Et puisque c’est la conférence des présidents qui l’a décidé, il n’y a maintenant plus qu’à l’organiser. J’espère que mon groupe me désignera pour y siéger.

À quoi peut servir cette délégation ? 

P. G.Elle pourra mener des auditions face à tout projet de loi, afin d’en connaître les impacts sur les enfants. Cela va nous permettre de sortir de la patouille des dernières années, où nous n’avions pas de support pour avoir une telle vision transversale.

Ensuite, la délégation pourra se saisir, par des missions flash, de sujets importants, tels que le harcèlement scolaire.

Enfin, nous allons pouvoir contrôler les lois par le prisme de l’enfance : nous pourrons notamment voir comment se déploient les textes sur la protection de l’enfance.

Certains y voient une victoire de la députée socialiste Isabelle Santiago, auteure d’une proposition de loi en ce sens en août.