L’association de prévention spécialisée Avenir des cités, basée à Harnes dans le Pas-de-Calais, s’est mobilisée le 15 juillet pour contester la décision de la mairie RN de récupérer le local municipal qu'elle occupe. Soutenue par un collectif citoyen et des partenaires associatifs, elle réclame un délai d’un an pour trouver un lieu adapté à ses activités.
« Nous sommes réunis car il y a urgence absolue pour l'association Avenir des cités qui est menacée d'expulsion par la municipalité de Harnes. »
Le 15 juillet au matin, Sadek Deghima, son directeur, a pris la parole face à une centaine de personnes – des jeunes et des parents, des professionnels, des représentants associatifs – rassemblées devant les locaux du club de prévention spécialisée Avenir des cités, à Harnes (Pas-de-Calais).
Objectif de la mobilisation : soutenir le service qui intervient depuis trente ans sur la commune dans le cadre d'une mission relevant de l'aide sociale à l'enfance (ASE) et que la mairie souhaite voir déménager. Ce 15 juillet, Avenir des cités devait remettre les clés du local municipal dans lequel elle est installée depuis mars.
Procédure judiciaire
Prévenu du refus de l'association de quitter les lieux, le maire Rassemblement national (RN), Anthony Garénaux-Glinkowski, venu en délégation, était accompagné d’un commissaire de justice.
Hué par les personnes présentes, il ne s'est pas exprimé publiquement [et n'a pas répondu à la demande d'interview du Media social], mais a indiqué aux journalistes d’Ici Nord-Pas-de-Calais, qu'il engageait une procédure judiciaire contre l’association.

