Les droits des parents d’enfants atteints d’un cancer, d’une maladie grave ou d’un handicap sont étendus par une loi du 12 juin 2026. Par exemple, les salariés peuvent bénéficier d'aménagements de leurs horaires de travail.
La loi du 12 juin 2026 renforce l’accompagnement des parents d’enfants atteints d’un cancer, d’une maladie grave ou d’un handicap. Dans la continuité de la loi du 19 juillet 2023, elle élargit plusieurs droits déjà existants, notamment pour mieux protéger les parents dans leur activité professionnelle et reconnaître leur situation d’aidants.
Un nombre important de familles est potentiellement concerné : selon le rapport de l’Assemblée nationale, entre 1,5 et 4 millions d’enfants de moins de 20 ans seraient atteints de maladies chroniques en France, environ 2 500 enfants sont diagnostiqués chaque année porteurs d’un cancer et environ 560 000 enfants sont en situation de handicap.
La loi prévoit également la mise en place de deux expérimentations, destinées à accélérer l’instruction des demandes d'allocation d'éducation de l'enfant handicapé (AEEH) et la délivrance de la carte mobilité inclusion « stationnement » pour certains mineurs. Ces mesures seront commentées prochainement.
Protection contre le licenciement
Tout d'abord, la loi complète la protection contre le licenciement des salariés bénéficiant d’un congé de présence parentale (CPP). Depuis la loi de 2023, le salarié ne peut pas être licencié pendant un CPP, ni durant les périodes travaillées lorsque le congé est « fractionné ou pris à temps partiel ».
La loi du 12 juin 2026 ajoute une garantie supplémentaire : l’interdiction de licencier s’applique aussi pendant les dix semaines au retour du salarié à l'issue de son CPP.

