Accompagnant depuis dix ans des mineurs non accompagnés (MNA) dans les Vosges, l’association Adali Habitat a réalisé une étude pour savoir ce qu’ils devenaient une fois sortis des dispositifs de protection de l’enfance. Si les résultats s’avèrent plutôt positifs, ils mettent en évidence des équilibres fragiles et la nécessité de renforcer les accompagnements dans la durée.
« Que deviennent les MNA après la fin de leur accompagnement ? » C’est à cette question que l’association Adali Habitat a souhaité répondre en réalisant une étude dont les résultats ont été présentés le 22 septembre à Épinal devant des travailleurs sociaux, des représentants du conseil départemental des Vosges, de la préfecture, et des chercheurs.
Une journée pour dresser un état des lieux, mais aussi interroger les modalités d’accompagnement de ces jeunes. 31 anciens MNA tirés au sort ont accepté de participer à cette étude. Tous avaient été accompagnés par Adali Habitat pendant au moins vingt mois, entre janvier 2015 et décembre 2024.
Âge de sortie
Premier constat : 77 % ont quitté les dispositifs de protection de l’enfance avant leur 20e anniversaire (37 % à 18 ans), mais, bonne nouvelle, l’âge de sortie tend à s’allonger ces dernières années. 68 % des jeunes avaient connu l’apprentissage durant leur prise en charge par l’aide sociale à l’enfance (ASE).
Au moment de l’enquête, tous disposaient d’un titre de séjour et d’un logement. 20 des 31 jeunes interrogés vivaient toujours dans les Vosges, aucun n’était retourné dans son pays d’origine. Cinq d’entre eux avaient acquis la nationalité française.

