Après avoir engagé deux recours contre l'État devant le tribunal administratif de Paris pour "non-assistance à personnes mal logées" en février dernier, le Collectif des associations pour le logement (CAL) a alerté, ce 2 juillet, sur l'aggravation de la situation du mal-logement d'après les remontées de terrain.
« Tous les indicateurs sont au rouge. » Lors d'une conférence organisée ce 2 juillet, le Collectif des associations pour le logement (CAL) a dressé un constat « alarmant » de la situation du mal-logement en France.
Quelques mois après avoir engagé deux recours contre l'État pour inaction sur le droit à l'hébergement et le droit au logement, le Collectif (composé de l'Unhaj, l'Unafo, l'Unafam, ou encore l'Uniopss) souligne une aggravation de la crise, notamment en matière d'accès à l'hébergement d'urgence, d'expulsions locatives et de production de logement social, avec un « focus » sur la situation des enfants et des femmes sans-abri.
24 556 expulsions
En 2024, « 24 556 ménages ont été expulsés de leur logement avec le concours de la force publique et deux à trois fois plus sont partis avant l'expulsion pour éviter un traumatisme supplémentaire », alerte le CAL. Des chiffres qui dépassent le précédent record de 19 000 expulsions en 2023 et qui auraient « plus que doublé depuis dix ans. »