Plusieurs organisations ont contesté devant le juge administratif la réforme du contrôle des comptes de gestion des majeurs protégés. Le Conseil d'État leur donne en partie raison. Il censure notamment les dispositions imposant une participation financière de 30 € aux personnes aux ressources modestes.
En 2024, les modalités de contrôle des comptes de gestion des majeurs protégés ont été renforcées par un décret et deux arrêtés du 4 juillet 2024. La réforme a ensuite été détaillée par une circulaire du ministère de la Justice du 24 septembre 2024.
Ces textes précisent les conditions dans lesquelles un « professionnel qualifié » procède à la vérification et à l'approbation des comptes d'une personne protégée. Ils fixent également les modalités de rémunération du professionnel.
Cette « externalisation » a essuyé les critiques de certaines associations du secteur. Estimant que ces textes faisaient peser des « coûts exorbitants sur les personnes les plus vulnérables », quatre fédérations (ANMJPM, Fnat, Unaf et Unapei) ont saisi le Conseil d'État. D'autres recours ont également été déposés par Nexem, le Syndicat de la magistrature ou encore l'association ProMaje.

