À Lille, au cœur de l’hôpital Saint Vincent de Paul, le service Safe accueille des femmes victimes d’excision. Un vendredi sur deux, il mobilise une équipe pluridisciplinaire – médicale, psychologique et sociale – pour proposer bien plus qu’une réponse chirurgicale : un accompagnement global vers la reconstruction.
Créé à l’initiative d’une gynécologue, le dispositif s’est structuré progressivement pour répondre à des besoins complexes, souvent liés à des trajectoires migratoires, des violences et une grande précarité. Les professionnelles prennent le temps d’accueillir, écouter et accompagner chacune à son rythme, en s'appuyant notamment sur des groupes de parole, en préalable au parcours chirurgical.
Souvent, les enjeux dépassent le soin. Conditions de vie, accès aux droits, possibilité d’assurer les suites opératoires : le contexte social conditionne les décisions. L’accompagnement vise aussi à redonner du pouvoir d’agir, en permettant aux femmes de faire des choix et de se réapproprier leur corps.
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