Les travailleurs sociaux de la Sécurité sociale, organisés en collectifs de terrain, se sont mobilisés le 29 janvier au niveau national. Leurs mots d’ordre : le bénéficie rétroactif de la prime Ségur, dont ils sont aujourd’hui encore exclus, et l’accès pour tous au niveau 6 de la classification.
« Qu’est-ce qu’on veut ? Le Ségur ! Et quand est-ce qu’on le veut ? Maintenant ! ». Environ 200 travailleurs sociaux, réunis le 29 janvier devant le ministère de la Santé à Paris, ont entonné cette ritournelle. Leur point commun : assistants de service social en majorité, parfois conseillers en économie sociale et familiale, plus rarement éducateurs spécialisés, ils travaillent tous à la Sécurité sociale.
Cette mobilisation, qui a conduit à des débrayages dans les caisses, a donné lieu à des rassemblements dans la plupart des grandes villes. Inédite, elle a réuni des travailleurs sociaux des différentes caisses du régime général mais aussi du régime agricole (MSA).
Et même si on apercevait des bannières syndicales (CGT et FO) émerger à certains endroits de l’attroupement parisien, le mouvement était à l’initiative de trois collectifs nationaux – CAF, Carsat/Cramif, MSA – qui se sont constitués au fil du temps, avec des référents dans toutes les caisses, et ont initié des pétitions envoyées aux tutelles et aux pouvoirs publics.

