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Article04 septembre 2019
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Les premières mesures du Grenelle contre les violences conjugales

Création de places d’hébergement, limitation de l’autorité parentale du père… Dix mesures ont déjà été annoncées mardi par le Premier ministre lors d’un Grenelle contre les violences conjugales. La concertation doit se tenir jusqu’au 25 novembre et déboucher sur un plan d’action.

« Il a tué ma fille, il l’avait dit, il avait prévenu tout le monde ». C’est par ces mots, prononcés par Lucien Bouid, le père de Julie, 35 ans, assassinée par arme à feu à l’Île Rousse en mars dernier, que s’est ouvert le 3 septembre le Grenelle contre les violences conjugales. Annoncée par le gouvernement au début de l’été, cette vaste concertation doit aboutir à des mesures concrètes alors que le chiffre symbolique des 100 victimes pour l’année 2019 a été franchi à la fin du mois d’août.

Dix « mesures d’urgence » ont d’ores et déjà été annoncées par le Premier ministre, Édouard Philippe, lors de son allocution d’ouverture, en présence de plusieurs membres du gouvernement. Certaines d’entre elles concernent directement les travailleurs sociaux. Les moyens alloués à leur réalisation, eux, restent flous, alors que les associations chiffrent à au moins 500 millions d’euros le budget minimum nécessaire.

Création de places d’hébergement