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Article26 juillet 2019
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Les livres d'été des acteurs du social

Au coeur de l'été vient souvent le temps du farniente et de la lecture. Mais quel livre choisir parmi la multitude de titres ? Une quinzaine de personnalités vous proposent leur choix et expliquent pourquoi. Bel été livresque et rendez-vous le 26 août pour la reprise !

Votre nouveau Media Social prend quelques semaines de vacances. Pendant cette période où l'actualité se relâche (normalement), c'est vraiment le moment de se plonger dans un bon livre.

Nous avons demandé à une quinzaine de personnalités que vous retrouvez dans votre Media sur des questions politiques et techniques « très sérieuses » de nous faire entrer dans leur jardin secret. Roman, essai, ouvrage professionnel… chacun a choisi SON livre d'été et nous raconte les raisons de ce choix. À vous de faire votre marché… Bel été !

Matthieu Angotti * : « Le droit à l'évasion »

Vollmer LO

D’abord, je plaide, l’été, pour un droit à l’évasion. Exit les essais sur la fin du monde et les rapports de l’Igas sur la pertinence des Cpom. On les retrouvera à la rentrée. Avec Le Gang de la clef à molette, on part pour le grand ouest américain. Il fait chaud, il fait sec, le soleil se couche loin à l’horizon dans un décor de roches monumentales. Ensuite, je plaide, l’été, pour le droit au sourire.

Avec Le Gang de la clef à molette, on rit aux aventures d’une bande de pieds nickelés qui veulent sauver le monde à coups de burin dans des roues de tracteurs. Et puis on s’attache à eux, on craint pour leur sort et même pour leur peau, quand la traque commence. Alors on ne peut plus s’arrêter de tourner les pages, malgré les herbes ou les grains de sable, les cris des enfants ou l’appel du mojito. Promis !

Edward Abbey, Le gang de la clef à molette, éd. Gallmester.

* Matthieu Angotti est directeur du CCAS de Grenoble. Auteur de la BD Désintégration (Delcourt).

Chantal Cornier * : « Une femme haute en couleurs »

 DR

Paula Jacques brosse le portrait de Louison Desmarais, jeune femme rebelle, têtue, dotée d'un fort appétit pour la vie. À l'âge de neuf ans, elle est renvoyée du pensionnat religieux où elle avait été admise après le suicide de sa mère enceinte de son troisième enfant. En juin 1940, elle se rend à Marseille afin d'embarquer pour Alger, où l'attend son fiancé du moment ; mais aucun bateau ne peut quitter la ville occupée par les Allemands.

C’est le portrait d’une jeune femme haute en couleurs qui parfois agace, parfois est attachante, ne cherchant que son bien-être personnel. Ce qu’elle veut : être heureuse. Outre des personnages intéressants, le roman nous livre une description de la ville de Marseille sous le joug de l'Occupant.

Paula Jacques, Plutôt la fin du monde qu'une écorchure à mon doigt, éd. Stock.

* Chantal Cornier est directrice de l'école de formation IFTS (Isère).

Didier Dubasque * : « Dans les tréfonds de l'âme »

 DR

Connaissez-vous Stefan Zweig ? Cet auteur m’a tellement marqué que je ne peux que vous conseiller de lire une ou plusieurs de ses nouvelles. Elles sont toutes empreintes d’une sensibilité et d’un réalisme qui défient le temps. Celle qui m’a particulièrement touché a pour titre « La confusion des sentiments ». Ce texte publié en 1929 est une évocation de la relation d’un professeur d’université à son élève. Par-delà les âges de chacun, se déploie un amour profond qui se construit à travers la transmission d’un savoir académique d’abord, puis qui bascule dans une relation complexe décrite avec une grande pudeur.

Comment se fait-il que cet auteur parvienne si facilement à nous capter ? Il y a un processus d’identification en œuvre. Il nous décrit ce qui caractérise la complexité de l’être humain. Celle que tout travailleur social a rencontrée à un moment ou à un autre lorsqu’il écoute avec attention des récits de vie. Oui, Stefan Zweig nous emporte dans les tréfonds de l’âme, qu’elle soit innocente ou abîmée par les aléas de la vie. C’est ce qui rend son œuvre si attachante. Lisez-le, vous m’en direz des nouvelles !

Stefan Zweig, La confusion des sentiments, Le Livre de poche.

Didier Dubasque, ancien président de l'Anas, anime le blog Ecrire pour et sur le travail social.

Bernard Ennuyer * : « Penser la question éthique »

 Jean-Claude Guilloux

Ce livre est la rencontre et la confrontation de deux champs : la littérature et l’éthique médicale. Rencontre portée par deux femmes, l’une est spécialiste de langue et de littérature française, Maria Cabral ; l'autre, Marie-France Mamzer, est médecin et professeur d’éthique médicale. La première partie s'appuie sur des textes fondamentaux pour penser la question éthique, textes empruntés à des auteurs célèbres (Aristote, Michel Foucault, Roland Barthes, Emile Benveniste, Erving Goffman, Edgar Morin, etc.).

La deuxième partie est une succession de textes littéraires, connus ou non, sur les thèmes que sont la mort, la souffrance, la vieillesse, le handicap, la nouvelle médecine, l’homme et la machine, l’hôpital, la décision et le consentement, etc. La troisième partie, « Évasions pour une pharmacopée littéraire », achève le rapprochement salutaire entre le soin et la littérature.

Maria Cabral et Marie-France Mamzer, Médecins, soignants : osons la littérature, éd. Sipayat.

* Bernard Ennuyer est universitaire, spécialiste des questions de vieillissement.

Daniel Goldberg * : « L'urgence de dire merci »

 Agence 914

Michka doit s’y résoudre : elle ne peut plus demeurer à son domicile. Elle « perd » ses mots, comme elle dit. Marie, qui la soutient au quotidien, l’accompagne alors pour son entrée dans un Ehpad où Jérôme, l’orthophoniste, noue avec elle une relation qui semble particulière.

Par quelques mots et des images fugaces, sans masquer la souffrance, mais avec aussi de l’humour, et en se mettant successivement à la place des trois personnages, Delphine de Vigan raconte comment la qualité de notre attention à l’autre est au cœur de nos existences.

Au moment où la vie s’en va, l’urgence de dire merci, pour le passé, le présent et même l’avenir, apparaît avec une force singulière.

Ce roman entre en écho avec des questions majeures de notre société de consommation, comme la valorisation de l’immatériel d’une action désintéressée. Il questionne le rôle et la reconnaissance des aidants, bénévoles ou professionnels. Enfin, il nous interroge nous‑mêmes : savons-nous saisir les moments éphémères où il est décisif d’exprimer notre reconnaissance pour les bienfaits que nous avons reçus ?

Delphine de Vigan, Les gratitudes, éd. JC Lattès.

* Daniel Goldberg, ancien député, est président de l'Uriopss Ile-de-France.

Jérôme Guedj * : « Changer la vie »

 Nathanael Mergui

La cause du grand âge manque de grandes voix. Au moment où se prépare enfin un projet de loi sur le grand âge et l’autonomie et, souhaitons-le, une prise de conscience collective des effets de la révolution de la longévité en cours, il est temps de se (re) plonger dans la lecture de La Vieillesse de Simone de Beauvoir, écrit en 1970 mais profondément intemporel et éminemment précieux pour sortir les débats à venir du piège d’une approche uniquement technocratique et budgétaire.

Et rêvons qu’à l’instar du Deuxième sexe (1949), qui fut durant des années l’étendard des mouvements féministes, La vieillesse devienne le livre inspirant pour penser une société de la longévité dans laquelle l’intergénérationnel est une force. Dans cette dénonciation de l’âgisme, avant même que le mot n’existe, Simone de Beauvoir embrasse toutes les questions qui nourrissent une vision négative du vieillissement : les inégalités sociales et de genre, l’utilité sociale des âgés, la dépendance…

L’écrivain nous interroge tout au long des 600 pages : « Les vieillards sont-ils des hommes ? À voir la manière dont notre société les traite, il est permis d’en douter. Elle admet qu’ils n’ont ni les mêmes besoins ni les mêmes droits que les autres membres de la collectivité puisqu’elle leur refuse le minimum que ceux-ci jugent nécessaire. […] C’est justement pourquoi j’ai écrit ces pages. J’ai voulu décrire en vérité la condition de ces parias et la manière dont ils la vivent, j’ai voulu faire entendre leur voix ; on sera obligé de reconnaître que c’est une voix humaine. » Et de conclure ce plaidoyer lumineux : « On ne saurait se contenter de réclamer une « politique de la vieillesse » plus généreuse, un relèvement des pensions, des logements sains, des loisirs organisés. C’est tout le système qui est en jeu et la revendication ne peut être que radicale : changer la vie. »

Simone de Beauvoir, La Vieillesse, Gallimard.

* Ancien député, Jérôme Guedj enseigne à Sciences Po. Auteur de Plaidoyer pour les vieux (éd. Grasset).

Florent Gueguen * : « Dans les méandres des débuts de la Ve République »

 DR

1959, un avocat proche du FLN est sauvagement assassiné à Paris avec toute sa famille. Luc Blanchard, de la police criminelle, mène une enquête tambour battant sur fond de guerre d’Algérie. On y croisera le préfet Papon et la répression des Algériens en France, les barbouzes de l’OAS et du SAC (milices gaullistes), Francois Mitterrand et le « faux » attentat de l’Observatoire. L’intrigue policière nous plonge dans les méandres des débuts de la Ve République, où s’entremêlent officines politiques, petit banditisme et violation de l’État de droit sur fond de guerre civile et d’affrontements intra-communautaire. Un grand polar historique et politique.

Thomas Cantaloube, Requiem pour une République, Série noire Gallimard.

Florent Gueguen est directeur de la Fédération des acteurs de la solidarité.

Armelle de Guibert * : « Face à la tyrannie du bien vieillir »

 Jérôme Cotton

À travers trois personnages, Michka, une résidente d’Ehpad qui perd la parole, Jérôme, son orthophoniste, et Marie, une jeune femme dont la vieille dame s’est occupée quand elle était jeune, Delphine de Vigan signe un roman sur les mercis qu’on ne dit pas et la difficulté à recevoir de la gratitude. De plus en plus d’œuvres littéraires font de nos aînés les héros ou héroïnes de romans qui ont du succès : Frédéric Pommier et son Suzanne, Véronique de Bures avec Un clafoutis aux tomates cerises.

Dans une société qui invisibilise toujours la vieillesse et qui favorise une certaine tyrannie du bien vieillir, il est essentiel de retrouver les personnes les plus âgées, les plus fragiles, dans notre environnement culturel ; à la télévision, au cinéma, dans la littérature. Leur présence dans notre quotidien, qui nous rappelle notre finitude, est aussi gage de notre humanité.

Delphine de Vigan, Les gratitudes, éd. JC Lattès.

Armelle de Guibert est la déléguée générale des petits frères des Pauvres.

Claudy Lebreton * : « La crise de la gauche européenne »

 DR

Il y a onze ans, le linguiste et philosophe italien Raffaele Simone mettait un point final à l'écriture de son essai Le Monstre doux. Je l'ai lu avec passion en 2011 lors d'un long périple dans le ferry des « routiers », qui me conduisait d'Helsinki à Travemunde, au nord de l'Allemagne.

Ce livre m'a beaucoup marqué. Nous étions à un an de la présidentielle. Le contexte est important au moment où je le découvre. Ce qui m'intrigua d'emblée fut le sous-titre L'Occident vire-t-il à droite ?, suivi d'une autre question visionnaire : « Quelles peuvent être les causes de la crise profonde qui frappe la gauche européenne ? » Nous y sommes.

Pour celles et ceux qui s'interrogent sur la place des idéologies aujourd'hui, sur la construction d'un projet politique et philosophique de la gauche du XXIe siècle, alors lisez ce bel essai d'anticipation.

Raffaele Simone, Le monstre doux, éd. Gallimard.

Claudy Lebreton est ancien président de l'Assemblée des départements de France (ADF). 

Marie-Anne Montchamp : « Ces mouvements implacables qui font et refont l’Histoire » 

 DR

Éric Vuillard a été une découverte pour moi après son prix Goncourt de 2017. Je suis devenue une lectrice convaincue de trouver dans ses lignes ce qui touche au vrai. Une expérience de lecture jamais vécue jusqu’à son livre L’Ordre du jour.

Mon choix se porte sur 14 juillet, ce récit de 200 pages tout juste, publié en 2016. Le texte de Vuillard est bref, ramassé, puissant et complexe. Son angle, toujours le même : entrer pas à pas dans l’histoire par le réel des faits, au jour le jour, dans l’insignifiance apparente des hasards, des ratés, des convergences qui fabriquent l’histoire, laissant ses témoins quotidiens ahuris et ineptes, incapables de mesurer les rebonds et le sens de ces mouvements implacables qui font et refont l’Histoire.

Éric Vuillard, 14 juillet, éd. Actes sud.

Ancienne ministre, Marie-Anne Montchamp est la présidente du Conseil de la CNSA.

Éric Pliez * : « Faire vivre l'égalité »

 DR

Amateur de polars « sociaux », j'ai découvert la Guyane et l'auteur Colin Niel dans la foulée, il y a trois ans. À travers sa Série guyanaise, l'auteur nous plonge dans le quotidien de ce département, si loin de la métropole. Bordée par la mer, les fleuves et la forêt amazonienne, marquée à jamais par le bagne de Cayenne et désormais par la présence de la base spatiale de Kourou, la Guyane est aussi riche des multiples cultures de ses habitants.

Lire Colin Niel, c'est plonger au cœur de la forêt, croiser les sans-papiers qui fuient la misère du Suriname, découvrir les « mules » passeurs de drogue ou encore le malaise des jeunes Amérindiens.

Ces récits me ramènent au travail quotidien des équipes de l'Akatij (acronymes de « An nou Kombat Ansamm Tout Inégalité di Jodla »), partenaire d'Aurore et acteur majeur du département en matière de prise en charge des addictions, d'hébergement et de prévention.

Ces romans mettent aussi en avant les défis qui s'imposent à la métropole : apporter des réponses à la jeunesse guyanaise notamment en matière de formation et d'emploi, faire vivre sur ce territoire le second pilier de la République : l'égalité, inscrite sur le fronton de nos mairies.

Cet été, je vais donc lire la suite de cette série Sur le ciel effondré.

Colin Niel, La Série guyanaise, éd. Le Rouergue.

* Éric Pliez est directeur de l'association Aurore et président du Samu social.

Christel Prado * : « L'élan vital du désir »

 DR

Un petit polar qui réjouit l’âme et l’intellect : « Si tu étais à refaire, il ne faudrait rien changer ».

Chloé a 11 ans. Au-delà des limites de son corps anarchique et de son mutisme, par ses grognements et ses crises d’épilepsie opportunes, elle amène les enquêteurs à résoudre le meurtre d’un de ses camarades d’établissement spécialisé.

Vous recommander de lire ce livre, c’est oser croire qu’il pourra vous mener, là où vous êtes, à leur permettre de s’autodéterminer. On les dit peu autonomes parce que leur intelligence sur l’échelle du QI est très faible.

Ils sont avant tout très dépendants et comptent sur nous non seulement pour les actes essentiels de leur vie, mais surtout pour leur permettre d’exprimer leurs choix. Sommes-nous capables de ne pas uniquement les réduire à des besoins et de leur reconnaître l’élan vital du désir ?

Si le « chapeau » est magique, poursuivez par Évaluer et faciliter la communication des personnes en situation de handicap complexe de Dominique Crunelle (éd. Deboeck supérieur).

Michèle Rozenfarb, Chapeau !, Série noire, Gallimard.

* Ancienne présidente de l'Unapei, Christel Prado est directrice de la solidarité dans la Manche.

Hugues Vidor * : « Alchimie du mariage des cultures et de l’amour »

 DR

Edgar et Ludmilla se sont rencontres très jeunes de façon improbable dans l’ex-URSS dans les années 60. Edgar est en expédition en tant qu’apprenti reporter photographe avec trois compagnons et c’est sur la place d’un village qu’il est illuminé par sa rencontre avec Ludmilla et son regard, au point qu’il revient la chercher quelques mois plus tard. Ce sera leur premier mariage. Ils s’installent ensuite à Paris et débute ainsi une vie de tourbillon, de réussite, de dégringolade, de mariage et de séparation.

Mariage blanc, mariage d’exil, mariage d’opérette, mariage d’amour. Jean-Christophe Rufin, qui a été diplomate, médecin, ambassadeur, voyageur, nous emporte dans l’histoire de ce couple et de ces deux personnages solaires, rayonnants, passionnés mais aussi dévastés qui sont des personnages de roman, grande cantatrice et homme d’affaires. Un roman pour réfléchir aux bienfaits du vieillissement liés à l’allongement de la durée de la vie, à l’alchimie du mariage des cultures et de l’amour. Leur rencontre en 58 va mettre fin « à une vie qu’ils ne vivraient jamais plus : celle pendant laquelle ils ne s’étaient pas connus ».

Jean-Christophe Rufin, les sept mariages d'Edgar et de Ludmilla, éd. Gallimard.

Hugues Vidor est directeur d'Adessadomicile et président de l'Udes.

Gérard Zribi * : « Loin des conceptions simplistes actuelles de l'autonomie »

 DR

Comment conduire des politiques de la vulnérabilité sans prendre en compte l'extrême fragilité de la notion et la multiplicité des facteurs qui y participent ? C'est l'une des thématiques traitées par Marie Garrau dans son ouvrage, Politiques de la vulnérabilité.

Éviter la stigmatisation et promouvoir l'égalité sans nier l'intrication et la complexité de problématiques sociales, culturelles, personnelles, tout à fait réelles, est un défi relevé rarement avec succès ; car une conception étriquée de l'autonomie (« individualiste » et « rationaliste ») qui n'intègre pas « ses conditions relationnelles et sociales ainsi que ses soubassements affectifs » montre rapidement son insuffisance dans sa mise en pratique. On voit bien, ici et là, la grande actualité des questions posées par cet ouvrage qui nous éloigne des conceptions simplistes actuelles de l'autonomie et du pouvoir de décider et d'agir ; l'exemple de la politique du handicap en est un très bon exemple.

En effet, « omettre de prendre en compte la vulnérabilité fondamentale conduit à se mettre dans l'incapacité de penser correctement les conditions d'accès à l'autonomie et risque, dans le même mouvement de faire de cet idéal un idéal purement formel ».

C'est donc à une réflexion dense et riche, philosophique et anthropologique, que nous invite, avec humanité et rigueur, l'auteur. Il serait bien dommage de s'en passer.

Pour ceux qui préfèrent des lectures de vacances plus classiques, ils peuvent se reporter sur les indémodables de Philippe Kerr, de Mario Vargas Losa ou d'Edouardo Mendoza : un acte d'autonomie comme un autre !

Marie Garrau, Politiques de la vulnérabilité, éd. CNRS.

* Gérard Zribi est responsable d'un centre de formation continue et délégué national d'Andicat.

NoëlBOUTTIER
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