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Article13 janvier 2021
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Les "lits halte soins santé" peuvent désormais se développer "hors les murs"

Pour mieux toucher les personnes précaires éloignées du système de santé, les structures lits halte soins santé (LHSS) et les appartements de coordination thérapeutique (ACT) peuvent exercer des missions "d'aller vers" et d'accueil de jour. Le principe est posé par un décret du 29 décembre.

En lien avec les mesures de lutte contre les inégalités prévues par le Ségur de la santé, un décret du 29 décembre 2020 élargit les missions des lits halte soins santé (LHSS) et des appartements de coordination thérapeutique (ACT), pour leur permettre de recourir aux démarches « d'aller vers » et de toucher les plus exclus. Il modifie par ailleurs certaines conditions d'organisation et de fonctionnement des LHSS et des lits d'accueil médicalisés (LAM).

Tour d'horizon des nouvelles mesures, avec l'éclairage d'Hugo Si Hassen, chargé de mission santé à la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS).

Si le texte précise que ces dispositions entrent en vigueur le 1er janvier 2021, sauf exception, l'application de certaines ne sera pleine et entière qu'après la publication d'un cahier des charges.

LHSS « hors les murs » 

Première nouveauté : le décret développe les missions des LHSS, en vue « d'aller vers » les personnes précaires les plus éloignées du système de santé. Ainsi, les LHSS vont pouvoir assurer des missions complémentaires et, à ce titre, « proposer et dispenser des soins médicaux et paramédicaux adaptés aux personnes majeures sans domicile fixe, quelle que soit leur situation administrative », dans le cadre d’activités réalisées au sein du site LHSS (accueil de jour médicalisé) ou en dehors de celui-ci (LHSS « hors les murs »).