Porté par huit associations, dont la Fondation pour le logement des défavorisés et Médecins du monde, l'Observatoire des expulsions de lieux de vie informels a rendu son rapport relatif à l'année 2025. Sur cette période, il a recensé 1 240 expulsions en France, essentiellement de squats ou de campements. Au total, 77 099 personnes ont été comptabilisées comme vivant habituellement dans les lieux visés par ces expulsions, soit 211 par jour en moyenne (certaines personnes peuvent être comptabilisées plusieurs fois).
La région de Calais regroupe la moitié des expulsions (personnes en transit vers le Royaume-Uni). Chaque jour, en moyenne, 113 personnes sont ainsi expulsées. Paris, Toulouse et Bordeaux sont les trois autres villes les plus concernées par le phénomène.
Le point le plus inquiétant concerne leur fondement juridique. En 2019, quand l'observatoire a été constitué, 19 % des expulsions ne reposaient sur aucun fondement légal ; en 2025, ce chiffre atteint 53 %.
Moins de 10 % des expulsions sont précédées d'un diagnostic social. Simplement une fois sur dix, les personnes expulsées conservent leurs biens après l'expulsion. Autre aspect inquiétant : un tiers de ces expulsions ont lieu pendant la trêve hivernale, à une période où elles sont interdites.
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