Du RSA aux allocations familiales, plusieurs prestations sociales sont mises en débat par les candidats à l'Élysée. Alors qu'à gauche sont proposées des revalorisations ou des extensions, à droite sont plutôt prônés des conditionnements et des suppressions.
La question taraude en cette fin de campagne présidentielle : comment défendre le pouvoir d’achat ? Sur les sites internet des douze candidats, tous actionnent, à un titre ou à un autre, le levier des aides sociales, mais dans des directions opposées.
Plus de minima
Revaloriser les prestations, sans surprise, est une idée partagée à gauche. Pour Nathalie Arthaud, « aucun salaire, aucune allocation, aucune pension ne doit être inférieure à 2 000 euros par mois », tandis que Fabien Roussel propose une « augmentation générale » des salaires comme des minima sociaux.
Jean-Luc Mélenchon, lui, imagine « une garantie d’autonomie au niveau du seuil de pauvreté (1 063 € pour une personne) », alors que Yannick Jadot aspire à un « revenu citoyen » garantissant que « personne ne vive avec moins de 918 € mensuels grâce à un revenu de base relevé à 740 €, cumulé avec les allocations logements et la prime d’activité ».

