Dans les espaces départementaux des solidarités de Loire-Atlantique, quel que soit le motif du rendez-vous, les travailleuses sociales interrogent désormais les femmes sur un éventuel vécu de violences, passées ou présentes. Un outil qui s’est rapidement révélé indispensable.
« Nous ne nous attendions pas à autant de réponses positives, y compris de la part de femmes que nous connaissions déjà. Lors d’une séparation, nous posions déjà des questions sur ce sujet, mais pas lorsqu’elles venaient pour un soutien administratif ou financier. Or il y a un véritable intérêt préventif à le faire. »
Kelly Défossé, assistante sociale à l’espace départemental des solidarités (EDS) de Vallet (44), a participé à l’expérimentation qui a eu lieu au printemps 2024 sur le « questionnement systématique », un outil qui avait déjà fait ses preuves en Seine-Saint-Denis, département précurseur.
Questions même en l'absence d'alertes
En s’appuyant sur un questionnaire efficace et concis qui détaille les différents types de violences, la travailleuse sociale s’enquiert de potentielles violences à chaque entretien, même en l’absence de signaux d’alerte – « lorsque je reçois la femme seule bien sûr, il ne faut pas qu’elle soit accompagnée ».
Demande de revenu de solidarité active (RSA), de logement, d'accès aux droits ou question liée à la parentalité : peu importe le motif, les questions sont posées.

