Le Conseil économique, social et environnemental (Cese) formule 20 préconisations pour améliorer la prise en charge psychiatrique. Il invite à créer des postes de référents de parcours chargés de l’articulation entre le sanitaire, le médico-social et le social.
Dans un avis adopté le 24 mars, le Conseil économique, social et environnemental (Cese) revient sur la situation alarmante de la prise en charge psychiatrique et formule 20 préconisations pour améliorer le parcours de soins.
Cloisonnements
Les auteurs décrivent les difficultés bien connues et persistantes de ce secteur, comme l’entrée trop tardive dans le soin ou le manque de lits dédiés dans les hôpitaux. Ils dénoncent aussi les « multiples cloisonnements [qui] empêchent la construction d'une réponse globale » et conduisent à des « prises en charge inadaptées », comme l'hospitalisation en urgence.
« Les difficultés du chaînage entre l'hôpital et les structures médico-sociales d’amont et d’aval ont pour conséquences d’augmenter le recours à l’hospitalisation et de prolonger les séjours », déplorent-ils. Un phénomène qui entraîne « des conséquences graves » pour les personnes et leur entourage. En effet, ce sont souvent les proches qui doivent organiser eux-mêmes la coordination des acteurs, une charge « immense » conduisant à un « stress écrasant ».

