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[Le bilan des 5 ans /3] Emploi et handicap : une transformation en cours

Longs FormatsLaetitia DELHON10 février 2022
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À l'aube de sa fin de mandat, l'heure est à l'état des lieux de l'action d'Emmanuel Macron sur quelques grandes priorités en matière sociale et médico-sociale. Dans ce 3e volet de notre série : le point sur l’emploi des personnes en situation de handicap. La « transformation » promise s’est traduite par de nombreuses mesures, dont il reste toutefois difficile de mesurer le bilan.

Un cap, pléthore de mesures, et un bilan incertain : ainsi s’achève le quinquennat d’Emmanuel Macron sur le front de l’emploi des personnes en situation de handicap.

Le cap, qui s’est traduit en septembre 2018 par la loi « Pour la liberté de choisir son avenir professionnel », consistait à renforcer « l’emploi direct » en milieu ordinaire de travail.

Une ambition politique forte

Les mesures, elles, ont percuté tous les secteurs : modification du calcul de l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés (OETH), soutien à l’apprentissage, rapprochement Pôle Emploi/Cap Emploi, transformation du secteur adapté, réforme des établissements et services d'aide par le travail (Esat), développement de l’emploi accompagné, etc.

Quel bilan cinq ans après, forcément impacté par la crise sanitaire, face à laquelle l’État a répondu présent ? « Ces années au pouvoir d’Emmanuel Macron ont marqué une ambition politique très forte, avec une réelle volonté de réforme en profondeur de l’écosystème institutionnel de l’emploi, dans une dynamique inclusive », décrit Serge Widawski, directeur général d’APF France Handicap.

Un empilement

Pour Serge Widawski, directeur général d’APF France Handicap, « nous sommes loin aujourd'hui de la réforme annoncée ». DR

« Peu de gouvernements sont arrivés en faisant de l’inclusion une priorité, ce qui ne s’est pas démenti en cinq ans, et il y avait de la sincérité derrière ce discours, pas uniquement de la communication même s’ils sont très forts dans ce domaine », souligne Didier Rambeaux, président de l’Association nationale des Esat (Andicat).

Un concert de louanges ? Pas vraiment. « Aujourd’hui nous sommes loin de la réforme annoncée. Nous questionnons la méthode, celle des "petits morceaux", avec l’impression d’un empilement de mesures sans véritable colonne vertébrale », poursuit Serge Widawski.

Des chiffres peu concluants