Alors que 25 000 expulsions locatives ont eu lieu en 2025, la Fondation pour le Logement alerte sur leurs liens avec la santé des personnes expulsées (maladie à l'origine d'impayés, impact sur la santé mentale…). Ces problèmes de santé peuvent aussi rendre plus difficile l'accompagnement des ménages par les travailleurs sociaux.
À l'approche de la trêve hivernale qui débute le 1er novembre, la Fondation pour le Logement (ex-Fondation Abbé Pierre) alerte sur « l'enjeu sanitaire méconnu des expulsions locatives », dans une note publiée le 27 octobre.
Le nombre d'expulsions réalisées avec le concours de la force publique a été multiplié par cinq en près de 30 ans, passant de moins de 5 000 en 1997 à 25 000 en 2025. « Avec des conséquences humaines dramatiques. Pourtant, les interactions entre santé et expulsions restent peu documentées », déplore la Fondation.
La santé à l'origine de certaines procédures
« Les questions de santé apparaissent à plusieurs étapes des procédures d’expulsion », indique le document. Les problèmes de santé peuvent d'abord contribuer à la fragilisation économique des ménages et conduire à des impayés de loyers.

