Face à l’absence d'indicateurs permettant un pilotage de la protection de l’enfance, l'État travaille à la mise en place d'un "schéma d'urbanisation des systèmes d'information" afin de mieux partager les données relatives aux parcours des jeunes. La Cnape appelle à le "faire aboutir" à l’horizon 2030.
« Comment prévoir combien de structures d’accueil en protection de l’enfance construire si nous ne savons pas combien d’enfants en auront besoin dans les prochaines années ? Comment accompagner au mieux ces enfants si nous ne disposons pas de données consolidées sur les motifs de placement et leur durée ? Le manque de données quantitatives et qualitatives est un frein évident à la construction d’une stratégie de long terme en protection de l’enfance ».
Extraits du rapport d’Isabelle Santiago, ces constats sont largement partagés par les acteurs de la protection de l’enfance. Au point que la députée préconisait d’« imposer un éditeur de logiciel unique et obligatoire de gestion de l’ASE pour tous les départements » afin de piloter cette politique publique.
Écosystème numérique
Si cette perspective n’est pas dans les intentions de l’État, les pouvoirs publics ont toutefois lancé, il y a plus d'un an, des travaux relatifs à la construction d'« un schéma d’urbanisation des systèmes d’information (SI) de la protection de l’enfance ».

